Bon ça faisait longtemps que ce film devait se faire chroniquer, mais il fallait absolument que je le revois, c'est chose faite, donc je peux y aller sans problème, encore une fois c'est à mes yeux une perle, au même titre que HEAT, ce film laisse une trace indélébile dans la rétine dés sa première vision.
On est en 1995, en juin exactement, en plein festival de Cannes, à l'époque j'étais un jeune con d'étudiant (21 ans quand même !!) qui ingurgité du film, comme si j'allais au chiote marqué d'une grosse dissenterie (je sais, l'image est un peu trash, mais c'est la seule qe j'avais en stock..), donc comme chaque année à ce moment là j'achète tous les magazines de ciné qui existait en kiosque à l'époque pour connaitre les films qui vont faire l'événnement sur l'année en cours, et là le choc !!!, écouté bien ça : lorsque dans un lapse de temps super court sont présentés les films USUALS SUSPECTS, DESPERADO, LA HAINE, KISS OF DEATH, tous des films "coup de pied dans les couilles" comme j'ai l'habitude de les appelés, vous attendez avec impatience leur sortie éffective....heureusement pour moi, c'est bientôt la fin des cours et l'été arrive, et le bohneur suprême puisque en plus des films cités, va sortir de juilet à début septembre : DIE HARD 3, BATMAN FOREVER (oups grosse déception !), JUDGE DREDD, SHOWGIRLS, QUE LA CHASSE COMMENCE !(le titre pue, mais l'histoire est démente, avec Ice T !!), MORT OU VIF, ED WOOD, BAD BOYS (que j'ai vu deux fois à la suite...à l'époque on pouvait encore faire ça dans les cinémas, maintenant tu te fais viré sur le champs par un gros cons avec une oreillette pour faire classe !), déjà rien qu'avec tous ça mes vacances étaient déjà bien remplis, sans parler des quatres films par week end que j'allais loués en plus...tout ça pour revenir à USUALS SUSPECTS, à côté des autres, celui là c'était un outsider, réalisateur inconnu, acteurs inconnus, bref à côtés de Bruce Willis, Stallone, Sharon Stone, y'avait apparemment pas photos, sauf que le buzz était énorme sur ce film, même le presse non spécialisées (pas d'internet à l'époque, tous passé par là !!) en disais du bien, donc il fallait que j'y sois.....et j'ai pas été déçu.Le film a été tourné pour quasiment rien (5 millions de dollars...un film moyen à l'époque se tourné pour 30 millions), en 35 jours, l'histoire a émergé de l'imagination d'un jeune scénariste de 28 ans (Christopher Mc Quarrie) en lisant le journal, qui le confie à son meilleur pote Bryan Singer, avec qui il avait déjà fait un petit film passé inaperçu.
Les deux mecs sont malins, ils savent que tout a été fait en matière de polars, et pour que leur film sorte du lot des merdes qui pululent dans les salles, il va fallloir marqué sa différence, le film est destructuré (PULP FICTION est passé par là ) l'histoire est constitué de flashback, puisque c'est le quasi seul survivant d'une tuerie sur un bateau qui raconte...en plus le film est tourné en scope ce qui permet de bien se focaliser sur les personnages qui ont tous leurs part dans l'intrigue.....et qu'elle intrigue, c'est une histoire trés tordue qui ne permet pas au spectateur de base de bouffer du popcorn, rouler des pelles à sa copine (ou mieux si plus d'affinité...), ou raconter d'autres conneries...NON !!!, il faut regarder ce film de manière concentrée, si tu rate une partie, t'es largué...
En gros on peu résumé l'intrigue comme ça : 5 mecs se retrouvent au poste aprés un vol de flingues, Mc Manus, Fenster, Keaton, Verbal Kint, Hocney, ce sont tous des malfrats connu du milieu, ils se rendent compte qu'en fait les flics savent queue dale, et ils sont libérés, l'un d'eux embringue les autres dans un coup qui marche sans problème, pour refourgué la came volé il se mettent en contact avec un mec qui les remets sur un autre coup.... tout ça on le sais grâce à Verbal (qui porte trés bien son nom en passant..), et puis l'histoire s'emballe, on en ai à la moitié du mettrage pour entendre le nom qui restera marqué dans la légende : Keyser Soze !!
A partir de là, l'inspecteur Kuyan (qui se lit : "couillane", un nom prédestiné), est persuadé que Verbal va se mettre à table et lui avouer que le fameux Keyser Soze, qui passe en gros comme le Freddy Krueger du banditisme, le diable en personne-la scène où il descend toute sa famille prise en otage est forte dans ce sens !!-est en fait l'un d'entre eux..dans le même temps un Hongrois seul survivant d'un massacre sur un bâteau, décrit Keyser, ce même Keyser qui par l'intermédiaire de son avocat -Kobayashi- mets le groupe des 5 sur un coup : de la dope à récupérer sur un bateau en plus de 90 millions de dollars....mais tout ne se passe pas comme prévu...
Je ne vous ferai pas l'insulte de vous dire la fin, on l'a connait tous et on est tous rester sur le cul aprés visionnage, en fait on est pris en otage par l'histoire, manipulé à l'extrême, le film à chute, car c'en ait un, à fait un bon en avant depuis ce film, c'était un genre trés prisé dans les années 70, puis passé de mode, car ce n'est pas si simple à élaborer, il faut un scénar en béton... dans USUAL SUSPECTS, ce sont surtout les dialogues qui font mouche, rien que la scène de l'intérogatoire au début déchire, chacun y va de sa phrase culte : le flic : "on sait qu'entre minuit et 2heures du matin t'était dans le Queen !"
Hockney : "c'est normal connard j'habite dans le Queen !!"
La scène du Line up, avec la phrase culte : "donne moi les clefs enculés", marque aussi USUAL SUSPECTS, comme un film qui prime sur le dialogue et pas l'action, on peu d'ailleurs relié ce film avec un autre polar qui mise beaucoup sur ses dialogues c'est RESERVOIR DOGS, ce sont deux néo polars, Mc Quarie et Singer, doivent beaucoup à Tarantino, sans lui je pense qu'un film comme USUAL SUSPECTS, n'aurait pas vu le jour..
La première scène est immersive, on arrive aprés le carnage, on sait aussi que quelqu'un a tout vu (le plan du tas de cordes) on commence en gros par la fin !!, quand t'as vu ça tu sais tout sans avoir rien vu, et tu te dit "bordel !! encore 8 euros dans le "bip", y se sont gourés ces cons, ils nous ont mis la dernière bobine !!" mais non du gland !! t'inquiète tu va pas être déçu !!
Aprés cette scène d'intro l'action se borne à nous présenter le groupe et ses différents coups, Verbal annonce clairement qui fait quoi et comment, trés vite Keaton, qui semble être le plus structuré des 5,il s'inscrit un peu comme le leader du groupe, même si il n'est pas trés motivé à l'idée de replonger, il faut dire qu'en dehors de lui les autres sont en retrait, entre Verbal qui est un infirme introverti, Fenster au comportement ouvertement gay (exceptionel pour l'époque), Mc Manus qui a la gâchette facile, et Hocney nihiliste au possible ce sont des bons seconds couteaux mais pas des truands de haut vol, le réalisateur nous dirige ouvertement vers ce mec comme le cerveaux, si bien que lorsque le nom de Keyser Soze est prononcé pour la première fois on est tous persuadé que c'est lui.
Toute l'action de la seconde partie du film repose sur l'identité de ce mec, qui est régulièrement montré via des flashback, plus Verbal en balance sur Soze plus on a du mal à cerner si c'est réellement Keaton, en tout cas Kuyan est persuadé de son truc, et veut prouver que Soze et Keaton sont les mêmes personnes
Avec le recul du premier visionnage du film, on sait que les dialogues sont lourds de sens : lorsque que Kuyan sort à Verbal pendant l'interrogatoire : "je suis plus intelligent que toi, toi t'es qu'une petite merde d'infirme qui a bénéficié de l'imunité !", il le sait pas encore mais, si vous me permettait l'expression, il l'a déjà dedans, il l'a sent pas encore c'est tout...
On est mené en bateau du début jusqu'aux final de dingue, pourtant l'évidence est là, rien que les noms utilisé par Verbal, "Redfoot" ou "Kobayashi", tu penses à une erreur du scénariste qui avait bu sa caisse en inventant les noms, sans même te rendre compte un seul instant que le Kobayashi en question n'est pas un japonais, mais un rosbeef, y'a même un des "suspects" qui le dit !!!, c'est là que c'est trés fort toutes les apparences sont trompeuses dans le film, tous ce que tu crois être acquis pendant une scène, est démonté la scène suivante.
L'intelligence même de ce film est d'avoir pris des acteurs tous encoree inconnu à l'époque, Kevin Spacey n'avait fait que des seconds rôles, ou plustît des cinquièmes rôles, Stephen Balwin (Mc Manus), est le moins connu des frères Baldwin (quoique maintenant y'en a plus aucun de
connus), Kevin Pollack (Hockney) pareil il a joué pleins de petis rôles dans des films connus mais son perso passe systèmatiquement innaperçu, Benicio Del Toro (Fenster) même si son nom ne résonne pas comme maintenant avait déjà une bonne petite carrière derriere lui, mais que des rôles de badguy, un épisode de "deux flic à Miami",et un James Bond (Permis de tuer), le seul à peu prés connu est Gabriel Byrne avec une quarantaine de rôle à son actif, mais leur tête reste inconnu du "grand public" (ça m'énerve cette expression, parceque ça veut dire que les geeks sont des petits publics !!).Si tu avait mis Bruce Willis, Stallone, Schwarzy, Vandamme, ça n'aurait pas eu la même saveur, je pense que t'en aurait rien à foutre de savoir qui est Keyser Soze, t'aurais juste voulu que tous ce beau monde se foute sur la gueule pour voir le carnage !!!Un mot sur la musique de John Ottman, qui joue un rôle trés important dans l'intrigue, Hitchcock faisait composé la musique de ses films en même temps qu'il tournait, Sergio Leone avait la musique du film d'IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST avant son tournage, tout ça pour dire que la musique de ce film fait partie de l'action, souvent la musique dans les films ne sert que d'habillage, on a le droit à un truc symphonique assez insipide san réelle âme, là, avec le shootage au scope elle permet une immersion totale, elle permet la montée d'adrénaline dans la scène finale.
la scène du bateau est le point d'orgue, Verbal la raconte dans le détail comment ça s'est déroulé, si on part du principe que ce que l'on voit c'est ce qu'il voit, alors la réponse majeure du film on l'a devant nous, encore une fois, le réalisateur fait appel à notre intelligence, tout est une question de point de vue, chacun dans le film donne le sien, certains qui n'était pas présent pense savoir (les flics, Kuyan...), et celui qui sait parcequ'il était présent Verbal, mais encore les pistes se brouille, puisque les versions diverses se succèdent, tant est si bien que ce n'est que l'ultime plan qui nous persuade enfin, qu'on s'est fait niqué dés le début !!!
Pour conclure, je voudrais rendre justice au scénariste qui a écrit cette histoire, aprés ça, il a fait un film honteusement snobés par "le gland public", c'est THE WAY OF THE GUN, avec Benicio Del Toro (encore!!), Ryan Phillip (qui casse son image de beau gosse à la SEXE INTENTIONS), Juliette-TUEURS NES-Lewis, si vous avez l'occaz jeté vous sur ce film, il vaut son pesant de cacahuètes !!!
A+ et bons films !!!!!
2 commentaires:
Très bon film...
L'histoire est vraiment bien trouvée!!
Je le recommande à tous ceux et celles qui ne l'ont pas encore vu.
a cette époque c etait une révolution.
à voir et revoir pour tous les petits détails.
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