dimanche 30 novembre 2008

HEAT


Bon j'ai mis du temps avant de m'y remettre, mais il m'a fallu gamberger un long moment avant de vous trouver la perle à chroniquer, je pense l'avoir éffectivement trouvée, et je pense aussi que l'on m'attend au tournant sur ce film, parceque pas mal d'entre vous le connaisse un peu par coeur, on touche à la perfection, je pense sincèrement que le cinéma a été inventé pour ce genre de film.

On touche là à la quintescence cinématographique !!, la perfection par l'image et la narration, je pense que peu de films m'on fait un tel effet à la première vision, j'ignore si vous avez tous vaicue ce type d'expérience, en gros, au départ vous ne vous attendez pas à grand chose, et puis d'un coup quelques 2 heures et 50 minutes plus tard vous sortez d'un certain état second, d'un rêve éveillé, et ce rêve reste gravé longtemps dans l'inconscient, bon je sens qu'il y a la moitié de mon auditoire qui à décrocher, en se disant ce que je veux bien dire, en fait c'est trés simple : J'ADORE CE FILM !!!!, aprés une bonne quinzaine de visions je ne m'en suis toujours pas lassé, c'est simple avec LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND, et BARRY LYNDON, peu de films m'ont laissé une telle sensation à la première vision...

Bon je vais pas vous faire un résumé de l'histoire, elle est simple comme mon cul (mais qui c'est ce "mon cul ?"), en gros un flic enragé, cherche à chopper une bande qui fait des coups, bon sauf que ça parait simple comme ça mais c'est beaucoup plus complexe, surtout que le flic et le chef du gang, c'est quand même Al Pacino et Robert De Niro, rien que les deux plus grands acteurs au monde !!!

Mais revenons à la base de tous films à savoir, son histoire, Michael Mann, est réputé être un réalisateur qui prend son temps pour trouver ses sujets, un peu comme Kubrick, on est en 1993, et son dernier film en date fait un carton au box office, c'est LE DERNIER DES MOHICANS, donc du coup il a le champs libre pour choisir son nouveau projet, et il se tourne tout naturellement vers un projet personel, un truc qui gamberger depuis un long moment, une histoire de flic et de truands, comme il en a filmé déjà pas mal (cf la série deux flics à Miami, Le SOLITAIRE, LE SIXIEME SENS-oeuvre tiré de Dragon Rouge-), dont un téléfilm jamais sorti chez nous dénommer L.A TAKEDOWN, qui est exactement la même trame que HEAT.
Cette histoire est vraie, un flic célèbre de Los Angeles, lui raconte un jour sa vie, qui s'est principaleùent cantoné à raquer un braqueur de banque du nom de Neil McCauley, un jour par hasard, alors qu'il n'a plus trop d'espoir à la chopper, il tombe dessus, les deux mecs, plutôt que de se faire un remake de flm à la John Woo, en se braquant leur flingues à la tronche, décide d'aller boire un verre dans un bar...ils restent malgrés tout chacun sur leur position, à savoir le flic fera tout pour l'attraper mort ou vif, et leur braqueur lui dit franco, qui si pour s'en sortir il doit le fumer, il le fera sans hésiter...la dessus les deux mecs se quitte, et peu de temps plus tard arrive ce qui arrive, et le flic doitdézinguer le truand suite à un braquage de banque qui tourne mal...

C'est sur cette trame que Mann, entâme son scénario, il est le seul maitre à bord, il écrit et produit, grâce à ça il a une liberté totale, reste le casting...On pourrait croire que réunir deux gros monstres du cinéma (surtout à l'époque) serait pas simple et pourtant, contre toute attente aprés présentation de l'histoire aux deux acteurs, ceux ci accepte direct..Mann, même si il dit partout qu'au moment de l'écriture de l'histoire il n'a jamais pensé à des acteurs en particuliers, savait je pense qu'une histoire aussi dense et aussi réaliste-d'anciens braqueurs et d'anciens flics ont servis de consultants au film-, ne pouvais que faire adhérer les meilleurs et les plus exigents...

C'est un tournage de dingues qui attend Mann et sa troupe, mais le mec en a vus d'autre, il a le cul bordé de nouilles, la ville de Los Angeles luidonne toutes les autorisations nécessaire pour tourner dans tout les quartiers qu'il le souhaite, même de jours,...il faut bloquer des rue entières ? pas de problème, hein ? et pendant 5 weekends d'affilé pour tourner une scène de braquage avec tir à balles réelles ? pas de problème!!!!, on accouche pas d'un chef d'oeuvre comme ça il faut y mettre les moyens.

...Et les moyens sont mis également autour du casting, parceque des mecs comme Deniro, ce dont ils excellent c'est dans l'art de donner la réplique à des personnages fouillés, souvent dan ce genre d'histoires, il y a deux ou trois personnages principaux, le reste du cast sont des acteurs sans saveurs qui n'ont pas vraiment d'utilité au film, on les voit, on les oubli, là, les seconds rôles, sont quasiment tous des premiers rôles !!, en presque 3 heures de films il y a matière à les étoffer, et c'est cette densités qui permet à Heat de sortir du lots des polars standards, en gros on sait tout des personnages, leurs boulots qui les ronges (Vincent Hanna -Pacino- qui ne pensent qu' à traquer les truands), et leurs vies de famille complexes pour les uns, râtées pour les autres...

Les deux héros, sont à la fois antagonistes et complémentaires, leur jeux respectifs est là pour le rappeler, Pacino est extravertis, explosifs, avec la répartie facile, tous ce qui faut pour faire un bon flics, comme il le dit :"je dis ce que je pense et je fais ce que je dis", pour De Niro, c'est le côtés introvertie, un jeu trés intérieur, lié tojours à ce qu'il fait dans la vie, son jobs c'est de faire des coups, et le mec c'est pas un bourri de la preière classe qui va arriver avec son tromblon et dézinguer à tout va, non, lui c'est plustôt la tête qui travaille avant, sauf, lorsque la fin justifie les moyens, il n'hésite pas lorsque sa vie en dépends, il hésite pas à abattre de sang froid les convoyeurs de fonds, lors de la première séquences du film...

Cette première séquences, justement, elle pose les bases du film, les plans sont assez hachés, Mann va à l'essentiel, c'est trés carré, les protagonistes clairement définis, c'est aussi ça Heat, la facultés par les images de raconter quelquechoses de complexe par des plans simples, j'ai rarement vu dans ma vie des films aussi parfaitement filmé, je suis loin d'avoir toutes les connaissances en la matière, mais l'esthétiques des plans joue pour beaucoups dans le souvenir que l'on aura du film, mais attention il faut que cette esthétique se fondent dans l'histoire et que ça ait un sens...je pars dans la diahrrée cinéphilique là, mais je pense que vous me comprendrez...

Le commun des spectateurs, pourrait se dire : "bordel 3 heures pour qu'un flic arrête un braqueur, putain travaille pas vite le mec, il viendrait pas du commissariat de Roubaix par hasard ? non ? ben merde alors je savais qu'il y pas avait des fonctionnaires aux US !!", ouais c'est ça gros malin, mais dans Heat il y a pas que ça, même si le fonds c'est bien de l'arrestation des braqueurs, autour il y a pleins de petites histoires qui viennent s'entrecroisé, entre la trque d'un tueurs en séries, un financiers mafieux sur les bords qui décide de niquer ceux qui lui ont piqué ses bons aux porteurs (avec en guest Henry Rollins !!! un chanteur de métal !!!), Heat brasse pleins de choses....

On oublie pas non plus que flics ou truands le deux parties ont une vie aprés leurs "boulots", entre Mc Cauley qui reprend goût à une vie normale auprés d'une peintre du nom de Eady, qu'il finira par laisser choire comme une conne lorsque celui ci se sentira traqué par Hanna, Chris et ses problème de couples avec Charlenne, une ancienne pute, et Vincent qui galère avec son troisième mariage et une belle fille pas bien dans ses pompes, il faudra que celles ci fasse une tentative de suicide pour ramener (!!!!!), la paix dans le foyer...

on en viens au fin du fin, il y a pleins de scènes dite "d'anthologie", dans ce film ,mais celle qui marque le plus c'est le braquage de la banque, qui tourne en guerre de rue , bordel, cette scène je me l'a suit faite une trentaine de fois juste comme ça, pour la décortiquer, déjà une chose : regardez là en 5.1, ça dpote méchant !!!, on a l'impresson que les balles vous passent au ras des oreilles !!!, un son de dingues (balles réelles je vous dit !!, mais attention pas lorsque les acteurs se font tirés dessus, en fait c'est lors des impacts sur les véhicules), aucun films de mémoires avec une scène de gunfight n'arrive à la hauteurs, pourquoi ? pour la simple raison que c'est quasiment la seule du film !!!, donc il fallait qu'elle soit parfaite...les mecs dés la vue du premier flic, se mettent à tirer à tout va, je pleins sincèrement la femme de ménage qui à du se taper le balayage des milliers de douilles restées sur le trottoir...encore une fois Michael Mann, s'est renseigner auprés des meilleurs spécialiste en la matière qui ont fait de cette séquence la plus réaliste possible, pas d'explosions à la con pour en mettre plein la vue, juste une caméra portée qui traque les divers personnages pris dans les divers tirs, ça c'est du cinéma !!!, si aprés ça un mec me sort qu'il préfère se regarder ce type de films sur un pc de merde, en screening, je lui fait une écharpe avec ses burnes !!!

Bon reprenons....la seconde scène trés importante à mes yeux, c'est la fameuse rencontre entre les deux acteurs, comme dans l'histoire d'origine du film, la rencontre se fait à un moment de transition, la scène n'a pas eu besoin d'une préparation énorme, Mann voulant garder au maximum le jeu de chaque acteurs, et la spontanéité de l'interaction, en leurs donnant juste quelques indications sur la trame de la séquence, celle ci donc est pratiquement improvisé par les deux acteurs, selon les dire de Mann,ce qui frappe c'est que Mann pas con, ne les positionnes face à face, pour bien montré la dualité, en plus chacun adopte une posture en parfaite corrélation avec leurs position, DeNiroen retrait mais bras en avant,et Pacino, penché vers, limite préssé d'en découdre, on a longtemps comparé les deux acteurs, pour la simple raison qu'ils venaient tout les deux de l'actor's studio, sauf quasiment tous les acteurs en viennent : regardez Julia Roberts, elle en vient aussi, ça ne fait pas d'elle une méga actrice de composition (sauf pour Erin Brokovich et Mary Reilly peut être). Cette scène montre incontestablement toutes les différences de leurs jeux, l'un extérieurs qui en fait des caisses (Pacino), l'autre extérieurs, avec peu de mouvements et une gestuelle trés froide et sobre...wouh !!!en gros les mecs se jaugent (comme acteurs ou comme flic et truand ?), la campagne marketing du film à tous misé sur cette scène, et ça a marché...

Dernière chose, vous devez certainement vous demandez ce que ça veut bien dire HEAT, en fait c'est un jargon utilisé pour nommé les flics et leur code d'honneur même si la première traduction est chaleur....

Voilà je pense que c'est une des plus longue que j'ai faite, mais ce film valait bien ça, tiens je vais me le regarder à nouveau....

A+ et bons films !!!!

USUAL SUSPECTS

Salut les B....euh les filmos dingos


Bon ça faisait longtemps que ce film devait se faire chroniquer, mais il fallait absolument que je le revois, c'est chose faite, donc je peux y aller sans problème, encore une fois c'est à mes yeux une perle, au même titre que HEAT, ce film laisse une trace indélébile dans la rétine dés sa première vision.

On est en 1995, en juin exactement, en plein festival de Cannes, à l'époque j'étais un jeune con d'étudiant (21 ans quand même !!) qui ingurgité du film, comme si j'allais au chiote marqué d'une grosse dissenterie (je sais, l'image est un peu trash, mais c'est la seule qe j'avais en stock..), donc comme chaque année à ce moment là j'achète tous les magazines de ciné qui existait en kiosque à l'époque pour connaitre les films qui vont faire l'événnement sur l'année en cours, et là le choc !!!, écouté bien ça : lorsque dans un lapse de temps super court sont présentés les films USUALS SUSPECTS, DESPERADO, LA HAINE, KISS OF DEATH, tous des films "coup de pied dans les couilles" comme j'ai l'habitude de les appelés, vous attendez avec impatience leur sortie éffective....heureusement pour moi, c'est bientôt la fin des cours et l'été arrive, et le bohneur suprême puisque en plus des films cités, va sortir de juilet à début septembre : DIE HARD 3, BATMAN FOREVER (oups grosse déception !), JUDGE DREDD, SHOWGIRLS, QUE LA CHASSE COMMENCE !(le titre pue, mais l'histoire est démente, avec Ice T !!), MORT OU VIF, ED WOOD, BAD BOYS (que j'ai vu deux fois à la suite...à l'époque on pouvait encore faire ça dans les cinémas, maintenant tu te fais viré sur le champs par un gros cons avec une oreillette pour faire classe !), déjà rien qu'avec tous ça mes vacances étaient déjà bien remplis, sans parler des quatres films par week end que j'allais loués en plus...tout ça pour revenir à USUALS SUSPECTS, à côté des autres, celui là c'était un outsider, réalisateur inconnu, acteurs inconnus, bref à côtés de Bruce Willis, Stallone, Sharon Stone, y'avait apparemment pas photos, sauf que le buzz était énorme sur ce film, même le presse non spécialisées (pas d'internet à l'époque, tous passé par là !!) en disais du bien, donc il fallait que j'y sois.....et j'ai pas été déçu.

Le film a été tourné pour quasiment rien (5 millions de dollars...un film moyen à l'époque se tourné pour 30 millions), en 35 jours, l'histoire a émergé de l'imagination d'un jeune scénariste de 28 ans (Christopher Mc Quarrie) en lisant le journal, qui le confie à son meilleur pote Bryan Singer, avec qui il avait déjà fait un petit film passé inaperçu.

Les deux mecs sont malins, ils savent que tout a été fait en matière de polars, et pour que leur film sorte du lot des merdes qui pululent dans les salles, il va fallloir marqué sa différence, le film est destructuré (PULP FICTION est passé par là ) l'histoire est constitué de flashback, puisque c'est le quasi seul survivant d'une tuerie sur un bateau qui raconte...en plus le film est tourné en scope ce qui permet de bien se focaliser sur les personnages qui ont tous leurs part dans l'intrigue.....et qu'elle intrigue, c'est une histoire trés tordue qui ne permet pas au spectateur de base de bouffer du popcorn, rouler des pelles à sa copine (ou mieux si plus d'affinité...), ou raconter d'autres conneries...NON !!!, il faut regarder ce film de manière concentrée, si tu rate une partie, t'es largué...

En gros on peu résumé l'intrigue comme ça : 5 mecs se retrouvent au poste aprés un vol de flingues, Mc Manus, Fenster, Keaton, Verbal Kint, Hocney, ce sont tous des malfrats connu du milieu, ils se rendent compte qu'en fait les flics savent queue dale, et ils sont libérés, l'un d'eux embringue les autres dans un coup qui marche sans problème, pour refourgué la came volé il se mettent en contact avec un mec qui les remets sur un autre coup.... tout ça on le sais grâce à Verbal (qui porte trés bien son nom en passant..), et puis l'histoire s'emballe, on en ai à la moitié du mettrage pour entendre le nom qui restera marqué dans la légende : Keyser Soze !!

A partir de là, l'inspecteur Kuyan (qui se lit : "couillane", un nom prédestiné), est persuadé que Verbal va se mettre à table et lui avouer que le fameux Keyser Soze, qui passe en gros comme le Freddy Krueger du banditisme, le diable en personne-la scène où il descend toute sa famille prise en otage est forte dans ce sens !!-est en fait l'un d'entre eux..dans le même temps un Hongrois seul survivant d'un massacre sur un bâteau, décrit Keyser, ce même Keyser qui par l'intermédiaire de son avocat -Kobayashi- mets le groupe des 5 sur un coup : de la dope à récupérer sur un bateau en plus de 90 millions de dollars....mais tout ne se passe pas comme prévu...

Je ne vous ferai pas l'insulte de vous dire la fin, on l'a connait tous et on est tous rester sur le cul aprés visionnage, en fait on est pris en otage par l'histoire, manipulé à l'extrême, le film à chute, car c'en ait un, à fait un bon en avant depuis ce film, c'était un genre trés prisé dans les années 70, puis passé de mode, car ce n'est pas si simple à élaborer, il faut un scénar en béton... dans USUAL SUSPECTS, ce sont surtout les dialogues qui font mouche, rien que la scène de l'intérogatoire au début déchire, chacun y va de sa phrase culte : le flic : "on sait qu'entre minuit et 2heures du matin t'était dans le Queen !"
Hockney : "c'est normal connard j'habite dans le Queen !!"
La scène du Line up, avec la phrase culte : "donne moi les clefs enculés", marque aussi USUAL SUSPECTS, comme un film qui prime sur le dialogue et pas l'action, on peu d'ailleurs relié ce film avec un autre polar qui mise beaucoup sur ses dialogues c'est RESERVOIR DOGS, ce sont deux néo polars, Mc Quarie et Singer, doivent beaucoup à Tarantino, sans lui je pense qu'un film comme USUAL SUSPECTS, n'aurait pas vu le jour..

La première scène est immersive, on arrive aprés le carnage, on sait aussi que quelqu'un a tout vu (le plan du tas de cordes) on commence en gros par la fin !!, quand t'as vu ça tu sais tout sans avoir rien vu, et tu te dit "bordel !! encore 8 euros dans le "bip", y se sont gourés ces cons, ils nous ont mis la dernière bobine !!" mais non du gland !! t'inquiète tu va pas être déçu !!

Aprés cette scène d'intro l'action se borne à nous présenter le groupe et ses différents coups, Verbal annonce clairement qui fait quoi et comment, trés vite Keaton, qui semble être le plus structuré des 5,il s'inscrit un peu comme le leader du groupe, même si il n'est pas trés motivé à l'idée de replonger, il faut dire qu'en dehors de lui les autres sont en retrait, entre Verbal qui est un infirme introverti, Fenster au comportement ouvertement gay (exceptionel pour l'époque), Mc Manus qui a la gâchette facile, et Hocney nihiliste au possible ce sont des bons seconds couteaux mais pas des truands de haut vol, le réalisateur nous dirige ouvertement vers ce mec comme le cerveaux, si bien que lorsque le nom de Keyser Soze est prononcé pour la première fois on est tous persuadé que c'est lui.

Toute l'action de la seconde partie du film repose sur l'identité de ce mec, qui est régulièrement montré via des flashback, plus Verbal en balance sur Soze plus on a du mal à cerner si c'est réellement Keaton, en tout cas Kuyan est persuadé de son truc, et veut prouver que Soze et Keaton sont les mêmes personnes

Avec le recul du premier visionnage du film, on sait que les dialogues sont lourds de sens : lorsque que Kuyan sort à Verbal pendant l'interrogatoire : "je suis plus intelligent que toi, toi t'es qu'une petite merde d'infirme qui a bénéficié de l'imunité !", il le sait pas encore mais, si vous me permettait l'expression, il l'a déjà dedans, il l'a sent pas encore c'est tout...

On est mené en bateau du début jusqu'aux final de dingue, pourtant l'évidence est là, rien que les noms utilisé par Verbal, "Redfoot" ou "Kobayashi", tu penses à une erreur du scénariste qui avait bu sa caisse en inventant les noms, sans même te rendre compte un seul instant que le Kobayashi en question n'est pas un japonais, mais un rosbeef, y'a même un des "suspects" qui le dit !!!, c'est là que c'est trés fort toutes les apparences sont trompeuses dans le film, tous ce que tu crois être acquis pendant une scène, est démonté la scène suivante.

L'intelligence même de ce film est d'avoir pris des acteurs tous encoree inconnu à l'époque, Kevin Spacey n'avait fait que des seconds rôles, ou plustît des cinquièmes rôles, Stephen Balwin (Mc Manus), est le moins connu des frères Baldwin (quoique maintenant y'en a plus aucun de connus), Kevin Pollack (Hockney) pareil il a joué pleins de petis rôles dans des films connus mais son perso passe systèmatiquement innaperçu, Benicio Del Toro (Fenster) même si son nom ne résonne pas comme maintenant avait déjà une bonne petite carrière derriere lui, mais que des rôles de badguy, un épisode de "deux flic à Miami",et un James Bond (Permis de tuer), le seul à peu prés connu est Gabriel Byrne avec une quarantaine de rôle à son actif, mais leur tête reste inconnu du "grand public" (ça m'énerve cette expression, parceque ça veut dire que les geeks sont des petits publics !!).Si tu avait mis Bruce Willis, Stallone, Schwarzy, Vandamme, ça n'aurait pas eu la même saveur, je pense que t'en aurait rien à foutre de savoir qui est Keyser Soze, t'aurais juste voulu que tous ce beau monde se foute sur la gueule pour voir le carnage !!!

Un mot sur la musique de John Ottman, qui joue un rôle trés important dans l'intrigue, Hitchcock faisait composé la musique de ses films en même temps qu'il tournait, Sergio Leone avait la musique du film d'IL ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST avant son tournage, tout ça pour dire que la musique de ce film fait partie de l'action, souvent la musique dans les films ne sert que d'habillage, on a le droit à un truc symphonique assez insipide san réelle âme, là, avec le shootage au scope elle permet une immersion totale, elle permet la montée d'adrénaline dans la scène finale.

la scène du bateau est le point d'orgue, Verbal la raconte dans le détail comment ça s'est déroulé, si on part du principe que ce que l'on voit c'est ce qu'il voit, alors la réponse majeure du film on l'a devant nous, encore une fois, le réalisateur fait appel à notre intelligence, tout est une question de point de vue, chacun dans le film donne le sien, certains qui n'était pas présent pense savoir (les flics, Kuyan...), et celui qui sait parcequ'il était présent Verbal, mais encore les pistes se brouille, puisque les versions diverses se succèdent, tant est si bien que ce n'est que l'ultime plan qui nous persuade enfin, qu'on s'est fait niqué dés le début !!!

Pour conclure, je voudrais rendre justice au scénariste qui a écrit cette histoire, aprés ça, il a fait un film honteusement snobés par "le gland public", c'est THE WAY OF THE GUN, avec Benicio Del Toro (encore!!), Ryan Phillip (qui casse son image de beau gosse à la SEXE INTENTIONS), Juliette-TUEURS NES-Lewis, si vous avez l'occaz jeté vous sur ce film, il vaut son pesant de cacahuètes !!!

A+ et bons films !!!!!