
Bon j'ai mis du temps avant de m'y remettre, mais il m'a fallu gamberger un long moment avant de vous trouver la perle à chroniquer, je pense l'avoir éffectivement trouvée, et je pense aussi que l'on m'attend au tournant sur ce film, parceque pas mal d'entre vous le connaisse un peu par coeur, on touche à la perfection, je pense sincèrement que le cinéma a été inventé pour ce genre de film.
On touche là à la quintescence cinématographique !!, la perfection par l'image et la narration, je pense que peu de films m'on fait un tel effet à la première vision, j'ignore si vous avez tous vaicue ce type d'expérience, en gros, au départ vous ne vous attendez pas à grand chose, et puis d'un coup quelques 2 heures et 50 minutes plus tard vous sortez d'un certain état second, d'un rêve éveillé, et ce rêve reste gravé longtemps dans l'inconscient, bon je sens qu'il y a la moitié de mon auditoire qui à décrocher, en se disant ce que je veux bien dire, en fait c'est trés simple : J'ADORE CE FILM !!!!, aprés une bonne quinzaine de visions je ne m'en suis toujours pas lassé, c'est simple avec LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND, et BARRY LYNDON, peu de films m'ont laissé une telle sensation à la première vision...
Bon je vais pas vous faire un résumé de l'histoire, elle est simple comme mon cul (mais qui c'est ce "mon cul ?"), en gros un flic enragé, cherche à chopper une bande qui fait des coups, bon sauf que ça parait simple comme ça mais c'est beaucoup plus complexe, surtout que le flic et le chef du gang, c'est quand même Al Pacino et Robert De Niro, rien que les deux plus grands acteurs au monde !!!
Mais revenons à la base de tous films à savoir, son histoire, Michael Mann, est réputé être un réalisateur qui prend son temps pour trouver ses sujets, un peu comme Kubrick, on est en 1993, et son dernier film en date fait un carton au box office, c'est LE DERNIER DES MOHICANS, donc du coup il a le champs libre pour choisir son nouveau projet, et il se tourne tout naturellement vers un projet personel, un truc qui gamberger depuis un long moment, une histoire de flic et de truands, comme il en a filmé déjà pas mal (cf la série deux flics à Miami, Le SOLITAIRE, LE SIXIEME SENS-oeuvre tiré de Dragon Rouge-), dont un téléfilm jamais sorti chez nous dénommer L.A TAKEDOWN, qui est exactement la même trame que HEAT.
Cette histoire est vraie, un flic célèbre de Los Angeles, lui raconte un jour sa vie, qui s'est principaleùent cantoné à raquer un braqueur de banque du nom de Neil McCauley, un jour par hasard, alors qu'il n'a plus trop d'espoir à la chopper, il tombe dessus, les deux mecs, plutôt que de se faire un remake de flm à la John Woo, en se braquant leur flingues à la tronche, décide d'aller boire un verre dans un bar...ils restent malgrés tout chacun sur leur position, à savoir le flic fera tout pour l'attraper mort ou vif, et leur braqueur lui dit franco, qui si pour s'en sortir il doit le fumer, il le fera sans hésiter...la dessus les deux mecs se quitte, et peu de temps plus tard arrive ce qui arrive, et le flic doitdézinguer le truand suite à un braquage de banque qui tourne mal...
C'est sur cette trame que Mann, entâme son scénario, il est le seul maitre à bord, il écrit et produit, grâce à ça il a une liberté totale, reste le casting...On pourrait croire que réunir deux gros monstres du cinéma (surtout à l'époque) serait pas simple et pourtant, contre toute attente aprés présentation de l'histoire aux deux acteurs, ceux ci accepte direct..Mann, même si il dit partout qu'au moment de l'écriture de l'histoire il n'a jamais pensé à des acteurs en particuliers, savait je pense qu'une histoire aussi dense et aussi réaliste-d'anciens braqueurs et d'anciens flics ont servis de consultants au film-, ne pouvais que faire adhérer les meilleurs et les plus exigents...
C'est un tournage de dingues qui attend Mann et sa troupe, mais le mec en a vus d'autre, il a le cul bordé de nouilles, la ville de Los Angeles luidonne toutes les autorisations nécessaire pour tourner dans tout les quartiers qu'il le souhaite, même de jours,...il faut bloquer des rue entières ? pas de problème, hein ? et pendant 5 weekends d'affilé pour tourner une scène de braquage avec tir à balles réelles ? pas de problème!!!!, on accouche pas d'un chef d'oeuvre comme ça il faut y mettre les moyens.
...Et les moyens sont mis également autour du casting, parceque des mecs comme Deniro, ce dont ils excellent c'est dans l'art de donner la réplique à des personnages fouillés, souvent dan ce genre d'histoires, il y a deux ou trois personnages principaux, le reste du cast sont des acteurs sans saveurs qui n'ont pas vraiment d'utilité au film, on les voit, on les oubli, là, les seconds rôles, sont quasiment tous des premiers rôles !!, en presque 3 heures de films il y a matière à les étoffer, et c'est cette densités qui permet à Heat de sortir du lots des polars standards, en gros on sait tout des personnages, leurs boulots qui les ronges (Vincent Hanna -Pacino- qui ne pensent qu' à traquer les truands), et leurs vies de famille complexes pour les uns, râtées pour les autres...
Les deux héros, sont à la fois antagonistes et complémentaires, leur jeux respectifs est là pour le rappeler, Pacino est extravertis, explosifs, avec la répartie facile, tous ce qui faut pour faire un bon flics, comme il le dit :"je dis ce que je pense et je fais ce que je dis", pour De Niro, c'est le côtés introvertie, un jeu trés intérieur, lié tojours à ce qu'il fait dans la vie, son jobs c'est de faire des coups, et le mec c'est pas un bourri de la preière classe qui va arriver avec son tromblon et dézinguer à tout va, non, lui c'est plustôt la tête qui travaille avant, sauf, lorsque la fin justifie les moyens, il n'hésite pas lorsque sa vie en dépends, il hésite pas à abattre de sang froid les convoyeurs de fonds, lors de la première séquences du film...
Cette première séquences, justement, elle pose les bases du film, les plans sont assez hachés, Mann va à l'essentiel, c'est trés carré, les protagonistes clairement définis, c'est aussi ça Heat, la facultés par les images de raconter quelquechoses de complexe par des plans simples, j'ai rarement vu dans ma vie des films aussi parfaitement filmé, je suis loin d'avoir toutes les connaissances en la matière, mais l'esthétiques des plans joue pour beaucoups dans le souvenir que l'on aura du film, mais attention il faut que cette esthétique se fondent dans l'histoire et que ça ait un sens...je pars dans la diahrrée cinéphilique là, mais je pense que vous me comprendrez...
Le commun des spectateurs, pourrait se dire : "bordel 3 heures pour qu'un flic arrête un braqueur, putain travaille pas vite le mec, il viendrait pas du commissariat de Roubaix par hasard ? non ? ben merde alors je savais qu'il y pas avait des fonctionnaires aux US !!", ouais c'est ça gros malin, mais dans Heat il y a pas que ça, même si le fonds c'est bien de l'arrestation des braqueurs, autour il y a pleins de petites histoires qui viennent s'entrecroisé, entre la trque d'un tueurs en séries, un financiers mafieux sur les bords qui décide de niquer ceux qui lui ont piqué ses bons aux porteurs (avec en guest Henry Rollins !!! un chanteur de métal !!!), Heat brasse pleins de choses....
On oublie pas non plus que flics ou truands le deux parties ont une vie aprés leurs "boulots", entre Mc Cauley qui reprend goût à une vie normale auprés d'une peintre du nom de Eady, qu'il finira par laisser choire comme une conne lorsque celui ci se sentira traqué par Hanna, Chris et ses problème de couples avec Charlenne, une ancienne pute, et Vincent qui galère avec son troisième mariage et une belle fille pas bien dans ses pompes, il faudra que celles ci fasse une tentative de suicide pour ramener (!!!!!), la paix dans le foyer...
on en viens au fin du fin, il y a pleins de scènes dite "d'anthologie", dans ce film ,mais celle qui marque le plus c'est le braquage de la banque, qui tourne en guerre de rue , bordel, cette scène je me l'a suit faite une trentaine de fois juste comme ça, pour la décortiquer, déjà une chose : regardez là en 5.1, ça dpote méchant !!!, on a l'impresson que les balles vous passent au ras des oreilles !!!, un son de dingues (balles réelles je vous dit !!, mais attention pas lorsque les acteurs se font tirés dessus, en fait c'est lors des impacts sur les véhicules), aucun films de mémoires avec une scène de gunfight n'arrive à la hauteurs, pourquoi ? pour la simple raison que c'est quasiment la seule du film !!!, donc il fallait qu'elle soit parfaite...les mecs dés la vue du premier flic, se mettent à tirer à tout va, je pleins sincèrement la femme de ménage qui à du se taper le balayage des milliers de douilles restées sur le trottoir...encore une fois Michael Mann, s'est renseigner auprés des meilleurs spécialiste en la matière qui ont fait de cette séquence la plus réaliste possible, pas d'explosions à la con pour en mettre plein la vue, juste une caméra portée qui traque les divers personnages pris dans les divers tirs, ça c'est du cinéma !!!, si aprés ça un mec me sort qu'il préfère se regarder ce type de films sur un pc de merde, en screening, je lui fait une écharpe avec ses burnes !!!
Bon reprenons....la seconde scène trés importante à mes yeux, c'est la fameuse rencontre entre les deux acteurs, comme dans l'histoire d'origine du film, la rencontre se fait à un moment de transition, la scène n'a pas eu besoin d'une préparation énorme, Mann voulant garder au maximum le jeu de chaque acteurs, et la spontanéité de l'interaction, en leurs donnant juste quelques indications sur la trame de la séquence, celle ci donc est pratiquement improvisé par les deux acteurs, selon les dire de Mann,ce qui frappe c'est que Mann pas con, ne les positionnes face à face, pour bien montré la dualité, en plus chacun adopte une posture en parfaite corrélation avec leurs position, DeNiroen retrait mais bras en avant,et Pacino, penché vers, limite préssé d'en découdre, on a longtemps comparé les deux acteurs, pour la simple raison qu'ils venaient tout les deux de l'actor's studio, sauf quasiment tous les acteurs en viennent : regardez Julia Roberts, elle en vient aussi, ça ne fait pas d'elle une méga actrice de composition (sauf pour Erin Brokovich et Mary Reilly peut être). Cette scène montre incontestablement toutes les différences de leurs jeux, l'un extérieurs qui en fait des caisses (Pacino), l'autre extérieurs, avec peu de mouvements et une gestuelle trés froide et sobre...wouh !!!en gros les mecs se jaugent (comme acteurs ou comme flic et truand ?), la campagne marketing du film à tous misé sur cette scène, et ça a marché...
Dernière chose, vous devez certainement vous demandez ce que ça veut bien dire HEAT, en fait c'est un jargon utilisé pour nommé les flics et leur code d'honneur même si la première traduction est chaleur....
Voilà je pense que c'est une des plus longue que j'ai faite, mais ce film valait bien ça, tiens je vais me le regarder à nouveau....
A+ et bons films !!!!

